retour à l'édito

sommaire   I n t e r v i e w s

HOT SNAKES

Par rapport à DLK, les morceaux de Hot Snakes sont beaucoup plus simples et traditionnels....
John : Oui, c’est beaucoup plus direct et rock. On ne cherche pas à compliquer les structures. On ne s’est jamais dit " ça va être comme ça, puis yaura un passage plus sombre et là après je ferais une partie de guitare différente ". Toutes les chansons sont relativement courtes. J’avais écrit ce type de morceaux depuis quelques temps et je me suis dis que ce n’était définitivement pas des morceaux pour RFTC.

guit+batt.jpg (41343 octets)

As-tu directement pensé à Rick après avoir écrit ces morceaux ?
John : Pas immédiatement. L’inspiration initiale m’est venue lors de la tournée européenne. J’ai eu une discussion avec des gens à propos du punk-rock et sur ce qu’il devenait, comment le punk-rock était devenu commercialement viable. Tous ces groupes n’ont aucune démarche artistique. Il n’y a plus aucun groupes comme les Wipers, Black Flag, Suicide ou même les Stooges. Beaucoup de groupes s’encouragent, se concurrencent au point de vue du son ou du style mais ça manque foncièrement de cœur. Un groupe comme Dead Moon est important pour moi parce qu’ils sont si honnêtes et vivent complètement ceux qu’ils disent.

Dans votre biographie, vous mentionnez des groupes comme Greg Sage, The Wipers ou Suicide alors que, musicalement, vous ne leur ressemblez pas du tout. C’est important de savoir que vous ne vous comparez pas à eux d’un point de vue musical mais juste par l’attitude, pour leur créativité, quelquechose qui ne sera pas classé facilement par la " pop-culture "....
John : Ce sont des non-conformistes. Ils faisaient juste leurs propres trucs. Ces musiques étaient appelées punk-rock par rapport à un état d’esprit alors que maintenant ça juste à voir par rapport au rythme de la batterie.

Comment Hot Snakes a finalement pris forme alors ?
John : Je connais Jason, le batteur, depuis longtemps déjà. Il a joué avec Delta 72 et Mule. Il habite à Philadelphie et je voulais jouer avec lui depuis longtemps. Et il a totalement adhéré au projet. Il est donc venu à San Diego et nous avons répété pendant 3 jours puis il est reparti chez lui. Il est revenu 2 mois après. Nous avons répété à nouveau pendant 3 jours, il est reparti encore une fois et nous avons pu ainsi enregistrer 20 titres. Ce qui représente plus de titres que ce qui est sorti sur l’album. Nous avons tout enregistré en 2 jours. Ensuite je voulais mettre du chant dessus, j’ai commencé à écrire des paroles. Ce n’est pas franchement un problème d’écrire des paroles mais ma voix.... Ca ne sonnais pas bien avec la musique. Ca sonnait comme des millions de fois où je chantais avec RFTC. " Oh non ! encore un groupe où je chante ! ". L’idée ne m’amusait guère. J’aime faire ça jusqu'à un certain degré mais pas tous les jours. Je voulais faire quelquechose de vraiment marrant et pour moi, cela signifiait juste jouer de la guitare, me focaliser là-dessus. La première personne à laquelle j’ai pensé fut Rick. Je pensais que sa voix collerait à merveille avec la musique. Je lui ai donc envoyé une cassette et il a vraiment apprécié. Il est arrivé avec toute les paroles, les illustrations et a adhéré au projet. Rick a un jeu de guitare assez conventionnel mais il a de très bonnes idées et même si il n’a pas joué sur le disque, il est capable de jouer ces morceaux beaucoup mieux que ceux de DLJ.

Rick, quand tu as reçu la cassette, comment as tu procédé pour écrire les paroles ?
Rick : C’est toujours un moment très difficile, mais je les ai écrites très rapidement. Certaines sont très connes, d’autres sont ok. Ce n’est pas un problème. Si elles ne sont pas bonnes, just fuck it !

Gar, du groupe Tanner, joue avec vous live ?
John : Ouais, ya pas de bassiste sur le disque mais sur scène, cela donne plus de consistance par rapport aux keyboards. Le truc avec un synthé, c’est que j’aime beaucoup le son mais je ne connais personne qui peut en jouer réellement bien. Moi même je ne peux pas en jouer et les parties de synthés sont très minimales. C’était mieux de prendre une basse et de retravailler les morceaux pour la scène.

[suite]

guitare5.jpg (33877 octets)

 

Chroniques | Interviews | Compte-rendu de concert | Articles |