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HOT SNAKES
Acte III. Au commencement était Pitchfork. Puis vint l’avènement de Drive Like Jehu, inestimable groupe et deux albums incontournables pour une fin prématurée. Et maintenant HOT SNAKES ou le retour des deux enfants terribles de San Diego, John Reis (le gratteux parti rock’n’roller avec Rocket From The Crypt) et Rick Farr qui n’a rien perdu de son chant à tomber. Des retrouvailles directes et sans fards avec un premier album "Automatic Midnight" sur Sympathy For The Devil Industry tout de rock tendu, une merveilleuse surprise qui a déboulée en début d’année. On ravale ses larmes, l’aventure continue !

Interview réalisé par le zine américain Buddyhead et traduit par nos soins. Merci à eux !
SKX (25/08/00)

HOT SNAKES

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Que se passe-t-il dans une journée normale de John Reis ?!
John : Je suis opérationnel assez rapidement ! Je passe environ 3 à 4 heures au téléphone, je mange du riz, je prends un peu de thé. Toujours du riz blanc.... avec quelquefois un œuf, du poisson ou du poulet.

guitare3.jpg (33752 octets) Es-tu très musique dès le matin ?
John : Non, pas vraiment. Faut que je m’échauffe. Quand j’étais à l’école, je me réveillais à 6 heures du mat’ et je mettais direct Black Flag ou Die Kreuzen, mais plus trop maintenant, il faut que je m’échauffe les sens avant.

Beaucoup de personnes doivent te poser cette question mais peux tu m’expliquer la fin de Drive Like Jehu après deux grandioses albums ?
John : C’est une histoire assez confuse, du fait que Drive Like Jehu n’a jamais véritablement splitté. Ca s’est juste comme " évaporé ". La raison la plus importante est que je jouais dans Rocket From The Crypt à plein-temps et j’avais décidé de me consacrer à ce groupe entièrement après le 2ème album de Drive Like Jehu. Le travail sur cet album de DLJ avait été si difficile ! Nous avions composé ce disque à un pas d’escargot. Les morceaux devenaient de plus en plus longs, étaient durs à mémoriser, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant.

Les différentes parties des morceaux changeaient d’une répétition à l’autre et tout semblait pouvoir être interchangeable. On ne faisait qu’enchaîner différentes parties et encore d’autres parties, etc.... On s’éloignait d’un processus d’écriture véritable qui était beaucoup plus présent sur le 1er album. Il y avait vraiment de bonnes chansons sur ce 2ème album mais il a fallu comme s’arracher les dents pour que tout soit fini. Il n’y avait pas de leader dans le groupe, un qui décidait de tout et essayait d’imposer ses idées aux autres. Non, pas du tout. DLJ était un groupe démocratique où chacun avait ses idées, où chacun mettait un peu de ses idées dans chaque composition. Il y aurait dû avoir un moment ou l’un d’entre nous était capable de dire " non, c’est bon comme ça, on ne rajoute plus rien ". Ce n’était plus amusant à la fin. La dernière tournée fut très dure. Je me suis dis " je suis dans cet autre groupe où tout est plus simple, où on casse tout sur notre passage". Les autres gars dans DLJ avaient d’autres trucs à faire, aller à l’école, etc.... Et puis yavait cette autre confusion à propos de DLJ. On ne savait pas si on devait en vivre ou avoir un boulot à coté. A la fin, je me suis dit " fuck, je vais aller jouer avec RFTC où tout est plus simple ". Je n’étais pas complètement satisfait de cette décision car la musique de DLJ était la mienne également et une partie de moi-même allait mourir avec DLJ. Mais il valait mieux pour moi car les 5 autres membres de RFTC comptaient sur moi et sur les projets que j’avais en tête.

Et toi Rick, qu’as tu fais depuis ?
Rick : J’ai fait beaucoup d’illustrations. J’en ai toujours fait, beaucoup plus que la musique.

Penses tu que DLJ a eu beaucoup d’impact sur d’autres groupes ?
Rick : Je ne sais pas. On m’a déjà dis ça mais je n’ai jamais entendu tous ces groupes qui sont supposés sonner comme nous, car je m’en fous. Je n’achète pas beaucoup de disques. Les seuls que j’achète actuellement sont des disques plus anciens que je voulais depuis longtemps.

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