POPULAR WORKSHOP
" William/Radical "

BENARD
" st "

UNTITLED MUSICAL PROJECT
" st "

MORKOBOT
" Mostro "

THE LOVVERS
" Near Enough for Jazz "

MILDRED PIERCE
" Bad Lovers "

GRAVENHURST
" The Western Lands "

LISABö
" Ezlekuak "

VILLABRUT/KNIVES
" "

ARCHITECT
" All is not lost "

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POPULAR WORKSHOP 
" William/Radical " - ep
Tough Love 2007

Remarqué par leur split avec the Far Cries, le trio anglais n'en finit pas d'étonner par sa capacité à relever le challenge du format court. Un "Channels" d'anthologie avait accompagné les langueurs hivernales de l'année passée. Ce nouveau single ne fait pas exception à la règle. Brilliant, entêtant, pernicieux et addictif. Le premier extrait "William" me rappelle émotionnellemnt le Wedding Present de "Seamonster". Comme la bande à Gedge, le groupe réussit à écrire des compositions claires, simples tout en les baignant d'une noirceur venimeuse. Un titre à chanter à l'unisson avant de s'élancer dans le vide. Probablement une des plus belles chansons de cette année, faussement désuette et mélancoliquement diabolique. Le second morceau est plus direct, plus brut dévoilant une aspiration noise rock du plus bel effet. "Radical" est un tube odiux pour la concurrence. C'est le morceau que recherche depuis si longtemps Les Savy Fav et j'en passe. Dans un registre pop noise, ce titre est le titre imparable du moment renvoyant aux tout meilleurs passages d'Unwound. Les Popular Workshop continuent leur sang faute.. A quand la chute??

(www.myspace.com/popularworkshop)

Jean Face (28/11/2007)

BENARD 
" st " - CD
Alaska Record 2006

Dès les premières mesures de Benard écoutées sur la toile, le sourire fut au rendez-vous. La réception de ce premier album a confirmé tout le bien que je pouvais penser de cette formation d'Atlanta. La conviction qui émane de leur musique est saisissante. Ils ne sont pas loin de l'intensité dégagée, fût un temps par Shotmaker. Leur registre musical embrasse la rage d'Unsane et les recherches abrasives d'Hüsker Dü. Une pointe d'ironie dans les paroles évite l'écueil de l'introspection pathologique. Ce disque procure des sensations que seul un premier album peut engendrer. Les morceaux de Benard sont incisifs et interprétés avec fougue. Ah, la jouissance du premier jet.. Le groupe ne se pose pas encore de question et ça s'entend. La réflexion n'a pas de prise sur leur architecture primitive. Un bain de jouvence salvateur. La production rend grâce à cette attaque juvénile et indocile. Un spectre sonore urgent et sans concession, accélérant encore et encore les déflagrations saturées de mélopées vahinées. Le groupe est entré en studio pour donner une suite à ce terrible premier opus. J'attends la suite avec une impatience non feinte. Benard, c'est bonnard!!!!!

(www.myspace.com/benardmusic)

GwenK (28/11/2007)

UNTITLED MUSICAL PROJECT 
" st " - Cd
Tigertrap Records 2007

Birmingham. Beastie Boys. The Fall, Noise, Punk,. Comment résumer en quelques mots l'univers atypique de ce trio supersonique. Véritable comète musicale dans le spectre musical actuel, Untitled Musical Project emporte tout sur son passage. Leur ville d'origine leur a apporté la frustration nécéssaire pour composer de véritables brûlots adolescents. Des seconds, ils ont hérité de la morve de leurs débuts hardcore, le talent en plus. Du groupe de Mark E Smith, ils ont su utilisé son sens de la dérision au travers de titres de chansons improbables : "I may not be Jimi Hendrix but at least i'm still Alive" ou le terrible "Endless deodorant and bad shoes" . Une trame punk convertie par une production noise donne un relief assez unique à ce mini album intrépide. On peut retrouver sur ce huit titres la fougue des premiers enregistrements de Snuff, l'impact des passages direct du "Wrong" de No Means No et l'insouciance des Damned. Les morceaux sont joués à cent à l'heure et totalement jubilatoires. Un joli pied de nez aux esthètes du pathos et de la mièvrerie. Pas besoin de fouiller dans ses archives punk pour lancer un bon vieux pogo, Untitled Musical Project s'en charge pour votre plus grand plaisir. Excellentissime....

(www.tigertrap.co.uk)

GwenK (07/11/2007)

MORKOBOT 
" Mostro " - lp
supernaturalcat 2006

Véritable surprise que ce deuxième effort des Italiens de Morkobot. Ce trio n'a peur de rien, ni des références, ni des noms improbables, ni des brouillages sonores et encore moins de l'avenir. Le présent est à inventer, la fiction à notre portée. Les réminiscences des travaux de Kevin Martin (God, Ice) se télescopent aux actualités des Lightning Bolt et autres Noxagt. Le son de basse, énorme, irradie des samples venus d'ailleurs. Devo n'est pas si loin. La démonstration technique si chère aux trio instrumentaux n'est pas de saison. La recherche sonore colle aux basques d'une station noise en mouvement. La production est superbe. Dommage que ce "Mostro" ne s'achève sur une pièce peu reluisante de 23mn. Les 5 autres titres sont superbes dont l'imparable "Zorgongollac".

(www.supernaturalcat.com)

GwenK (06/11/2007)

THE LOVVERS 
" Near Enough for Jazz " - ep
Family Jonson Record 2007

Dans la grande tradition des groupes anglais irrévérencieux, voici The Lovvers. Originaire de Nottingham, ce jeune quatuor maltraite sans ménagement des mélodies pop rock entêtantes. Dans la lignée des Bogshed, Wolfhounds ou plus près de nous des débuts de Les Savy Fav, le groupe imprime une folie douce à un univers mélodieux. Ce deuxième single fait suite au prometteur ep éponyme sorti également sur Family Jonson , un label à suivre de très près. Un nouveau 45t doit voir le jour prochainement, on l'attends impatiemment. Je pourrais vous citer de nombreuses formations noise du début des années 90 pour vous donner une idée précise de l'univers des Lovvers mais je préfère les taire et savourer l'instant présent avec ce très chouette titre "Near Enough for Jazz", la face B étant plus anodine. Vivement la suite

(www.myspace.com/letscommunicate)

Jean Face (05/11/2007)

MILDRED PIERCE 
" Bad Lovers " - ep
We Heart Records 2007

Lorsque le groupe anglais de screamo post Hardcore (et quoi encore!!) "And the Will Riot" met un terme à sa jeune carrière, Tony Sandwich et Jason Shipwreck décident de monter un nouveau projet avec le but avoué de faire danser les filles au travers d'une musique saturée. Avec un tel patronyme (titre de Sonic Youth), il vaut mieux ne pas manquer son premier rendez-vous discographique. Ce duo sonique a su répondre présent tout en remplissant haut la main sa mission Dance Floor...Effluves d'une jeunesse dissonante, beat implacable, choeurs féminins efficaces, tout y est pour vous faire quitter le bar ou le mettre sens dessous dessus. Ah oui, j'allais oublier de préciser qu'ils avaient eu l'insolence de composer un titre imparable: "You're my spastic". Comment faire danser Of Cabbages & Kings, Big Black au rhytme de la transe. Cette chanson est irrésistible, parfaite pour dans un premier temps séduire sa ou son partenaire avant de tout gâcher en déclenchant un bon pogo ou une grosse baston. Un véritable tube underground. Comme ce single est épuisé, vous pouvez maintenant le télécharger directement sur leur page personnelle : www.myspace.com/fuckmildredpierce

(www.myspace.com/fuckmildredpierce )

GwenK (20/10/2007)

GRAVENHURST 
" The Western Lands " - CD
Warp 2007

Ballades diurnes en mode ombragé. Troisième verset de l'aventure Gravenhurst. Nick Talbot a cette fois-ci regarder ses influences dans les yeux pour ne plus en avoir peur. Fasciné par l'ambiance de Seventeen Seconds, l'auteur des Western Lands a su rédiger des histoires adolescentes au travers d'un texte sans redondance (comprenez sans Overdub). Ambiance brumeuse et monacale. For Carnation et Pale Saints donnent le ton d'un folk gothique, aride et sans artifice. Partant du postulat assez simple de l'auditeur passionné par les musiques de son premier âge, Nick Talbot donne une seconde vie à des airs familiers. Il s'approprie ses mentors pour mieux les violer. Intimité du cloître, restes erratiques d'incestes artistiques majestueux. Gravenhurst sur cet opus atteint une qualité d'écriture étonnante. Le groupe n'a pas son pareil pour apporter une classe mélodique insolente à un canevas musical assez classique. Le premier morceau du disque débute par un titre banal illuminé par un final d'arpège envoûtant. Le timbre de voix de Nick Talbot est plus proche que jamais de celui de Paul Heaton, des défunts Housemartins. On assiste à une mise en musique splendide d'emois musicaux succités par des formations du passé. Gravenhurst nous livre une oeuvre fragile, intense et à des moments éblouissante comme sur "She Dances". Un disque rare que l'on chérira comme sa première mort.

Bernaby (20/10/2007)

LISABö 
" Ezlekuak " - LP
Bidehuts 2007

Depuis la sortie en 2005 de l'inoubliable "Izkiriaturik aurkitu ditudan gurak", le groupe basque Lisabö a changé de dimension. Alors que ce disque devait marquer le point ultime de leur aventure musicale, ils avaient trouvé en eux la volonté de se dépasser et de continuer de créer une oeuvre artistique qui leur ressemble. Au même titre qu'Oxbow, Lisabö est un groupe où la dimension artistique est très importante, voire primordiale. Le plaisir de composer passe après l'envie de raconter une histoire. La vision influe l'élaboration. Ce groupe me fait penser à la démarche des Distorted Pony qui dans les années 90 passaient des heures à discuter de poésie avant de se mettre à aligner des accords. Et oui, car la vie, avant d'être politique est poésie. Musicalement, Lisabö a dépassé ses influences (no wave, Distorted Pony, on en revient, Sonic Youth, Big Black) et nous invite à découvrir leurs dernières peintures sonores au travers de ce nouvel album. La course est toujours perdue d'avance mais désormais, le groupe prend du plaisir à illustrer les différentes défaites du quotidien, les renoncements au lendemain. Perdre oui, mais avec le sourire car après tout, la mort nous attend. Nous ne réussirons jamais le bonheur mais nous pouvons au moins le dessiner. La rage est force créatrice et mélodiquement Lisabö emporte tout sur son passage. Les déferlantes d'émotion chavirent les choeurs endoloris. Les poings serrés, j'irai frapper aux portes sourdes, appportant avec moi un peu de lumière à vos déserts exsangues. Ce disque comme son prédécesseur est porté par une production ahurissante. Les guitares vous embrigadent dans des divisions dissonantes et la rythmique joue sur votre épaule. Quand la terre se rendra à la poussière, le son de Lisabö accompagnera nos derniers sursauts. Ce disque ne vieillira jamais. Je ne m'en lasserai jamais.

(www.bidehuts.net)

Don Lurie (05/10/2007)

VILLABRUT/KNIVES 
"  " - ep
Gasping for Breath 2007

J'attendais depuis longtemps la première sortie des Villabrut. L'émission Kérosène nous avait permis de faire connaissance avec ce groupe de Baltimore au mois de mai de l'année 2006. Nous avions fréquemment diffusé leur première démo. C'est d'ailleurs un des titres de ces sessions qui figure sur le split single. Nous avions été rapidement séduits par leur noise sournoise et effrontée. L'ombre de Steve Albini plane sur leurs arrières, difficile de ne pas songer à Rapeman à l'écoute de leurs déflagrations électriques. Villabrut assume ses influences, à l'instar de leurs collègues de New Brutalism, et se permet même le luxe de donner une petite leçon de composition au binoclard du son. Ce "Remagen" est en effet hors de portée de la majeure partie des "nouvelles" compositions de Shellac. Une basse adipeuse, une guitare stridente et un chant révolté accompagnent un gimmick entêtant martelé par une batterie implacable. Quel plaisir d'écouter ce titre avec une production plus teigneuse que celle de leur démo. Ils ont un album en attente mais nous, on en veut plus et on en a marre d'attendre la prochaine sortie des Villabrut. A noter pour les archivistes du genre la présence d'un ancien Red Scare au sein du groupe. Les Knives nous proposent quant à eux un chouette morceau qui n'est pas sans me rappeler la candeur de Bob Tilton ou plus près de nous, l'insouciance de nos Loisirs. Classiquement efficace.

(www.gaspingforbreath.com)

GwenK (05/10/2007)

ARCHITECT 
" All is not lost " - CD
Metal Blade 2007

Tout d'abord, il faut signaler que cet Architect-là n'a rien à voir avec celui d'Ant-Zen. Premier album et déjà en passe de devenir un disque incontournable dans le genre musique qui latte. Produit par Jason Rudall (Ed Gein...), Architect nous délivre un hardcore métallique aux sons intenses, hargneux et brutaux, inégalés cette année. Peut-être même depuis Botch ou Swarm Of The Lotus à qui l'on pense en premier à l'écoute de ce skeud. Une véritable déflagration sonore. L'impression de se prendre une masse en pleine gueule. Sur ces riffs monstrueux viennent se coller des textes engagés politiquement, sur Big Brother ou la religion, ils soutiennent également un certain Ron Paul pour les élections américaines de 2008 (il est pour des impôts faibles, retrait des troupes en Irak...). Seul instant de repos de cet album, les trois interludes et cette dernière chanson aux passages plus calmes mais à la tension palpable, un peu comme Botch savait le faire justement, tiens tiens on y revient ! A noter qu'ils viennent de recruter pour leur tournée américaine un deuxième batteur et un deuxième bassiste, vivement qu'ils viennent en Europe pour profiter de toute cette rage dévastatrice. Grandiose !!!!!

(www.myspace.com/architectkills)

Seb (04/10/2007)