Le Pannonica est un club avant tout destiné au jazz et ses dérivés. La programmation est propre sur elle. Les concerts se déroulent devant un parterre de tables et de chaises avec des gens assis dedans. C'est dans cette ambiance un rien suspecte et déroutante qu'a lieu le concert de 4 Walls.
4 Walls Seuls quelques irréductibles rennais resteront fièrement debout, au fond, près du bar. Et pi aussi parce que yavais plus de places assises....
L'assistance reste pourtant modeste. Une petite centaine à tout casser (d'un point de vue comptable car personnes ne cassera jamais rien ici, même pas leurs verres par accident). 4 WALLS (ex-Roof avec Tom Cora) méritent pourtant les foules Et font office de première partie et de groupe principal puisqu'ils sont l'unique groupe à l'affiche.
© Arno Guillou
L'avantage est qu'ils joueront plus longtemps (1 heure 30 à peu près, j'ai pas bien compté, par contre l'addition, je m'en rappelle!). Et forcément les conditions pour l'ouïe et la vue sont idéales. On risque pas de se faire renverser son verre de bière dessus et de voir que les ombres au plafond des musiciens toute la soirée. Chaque roucoulement, chaque chuchotement de Phil Minton le-chanteur-fou vous effleure le tympan. Chaque pièce heurtée, chaque ustensile bizarroïde lâché par le batteur remplit la salle de sons cristallins.
Luc Ex Veryan Weston, le dos tourné au public et penché sur son piano noir égrène à tout va une blanche une noire. Le dandy anglais de service. Et la présence de Luc Ex se fait sentir plus qu'à l'accoutumée, sa basse acoustique, dans ces conditions là, prenant du volume et l'ampleur. Les débuts sont un peu froids. Une certaine retenue chez 4 Walls. Qui vont se libérer peu à peu, oubliant les têtes assises et le confort du lieu (même si ils ont l'habitude de ces conditions là).
© Arno Guillou
Les 4 murs se débrident, se lâchent et la magie opère, emmené comme d'habitude par le charismatique Phil Minton. On prend également toute la mesure du jeu inventif de Michael Vatcher à la batterie. Le public, malgré son apparente immobilité, chauffe sur place et applaudit à tout rompre à la fin de chaque morceau. Au rappel, des vieux morceaux d'avant Roof se font entendre. Espérons qu'un jour ils seront enregistrés car ça calme son monde! 4 Walls réchaufferaient même un iceberg. Qu'on se le dise!!

< photos 4 Walls prises au Jardin Moderne - Rennes - Mars 2001 >
< en bonus, ces photos de The Ex à L'Olympique - printemps 2001 >
< Merci de nous contacter et de citer la source si vous réutilisez ces photos. >

© Arno Guillou
© Arno Guillou




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<<