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| Après
un été, les tympans au calme, reprise en douceur avec les
Américains d'Engine Down. Un concert qui a bien failli être
annuler à la dernière minute d'ailleurs! Initialement prévu
à La Baleine Bleue, l'adorable patron a décidé d'avancer
la fermeture définitive de son café-concert d'une semaine,
c'est à dire le mercredi 19 au soir. Et tout ça, sans prévenir
les intéressés bien sûr, merci patron! L'apprenant le
mardi par une tierce personne, branle-bas de combat, le Jardin Moderne nous
ouvre ses portes à l'arrache, ouf, on respire, merci bien! Et on
ne perd pas au change. Ne plus voir la face d'abruti de ce redneck-mafieux
des banlieues ne va manquer à personne! Après quelques péripéties pour retrouver le groupe en centre-ville (comprendre l'Anglais, c'est déjà pas facile alors par téléphone mobile et grésillements intégrés, je ne vous explique pas!), tout ce petit monde prend tranquillement place au Jardin. Pour commencer la soirée, un jeune groupe de Caen, Swiss Corporal Search. Un trio au registre large pop-emo-noisy. Des morceaux assez longs et calmes, une dynamique qui laisse place à trop peu d'explosions. Une présence scénique timide. Malgré tout, un set agréable avec de bons passages mais ça reste encore jeune et il ne devrait pas en rester là. Avec Engine Down, ça ne va pas non plus sauter dans tous les sens sur scène. Pour les slams, faudra repasser! Mais après avoir usé jusqu'à la corde les morceaux en sillons, les entendre en pleine face fait un bien fou. Une présence scénique simple mais avec suffisamment de conviction, des morceaux des deux albums, un son nickel, le public suit, attentif et plonge peu à peu dans leurs atmosphères aux mélodies incroyables. Le bassiste et un des deux guitaristes se partagent le chant. Tout est parfaitement exécuté. C'est tout sobre (en apparence), pas de folies particulières mais un grand moment de bonheur tout simplement. Merci les orfèvres |
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| Depuis
le temps qu'on les espérait! Les fabuleux Envy débarquent
enfin en France pour leur première tournée ici bas. C'est
de pied ferme qu'on les attendait! En plus, ils viennent drôlement
bien accompagnés avec ce nouveau groupe fraîchement arrivé
de Suisse, Iscariote. Un seul 45 sous le bras et déjà un talent
affirmé. Bref la soirée s'annonce broyage de corps et hébétude.
La balance d'Envy nous fait déjà saliver. Les nouveaux morceaux
s'annoncent redoutables! Et humainement, Envy reste un groupe japonais.
Très gentils et polis mais pas bavards et discrets. Après que le batteur d'Iscariote nous est fait quelques frayeurs (bloqué du dos mais remis en forme grâce aux mains expertes du grand Docteur K), les trois jeunes suisses plus le chanteur français (et boss de Molaires Industries records) entament le bal endiablé. Je n'ai pas eu la chance de voir beaucoup de ce concert (l'organisation de concerts, c'est mal payé!) mais le peu que j'ai vu m'a paru intense et déjà très au point. Fafa le chanteur se démène, les décibels dévalent, chacun se donne à fond, le batteur tient le coup et tout ça dans la bonne humeur. Un set assez court vu le manque de morceaux au répertoire mais suffisamment pour chauffer les sens et se préparer à la suite.... Envy... les premiers rangs se resserrent, la tension monte... Dès les premières notes, c'est la déflagration. Les rangs se distendent. Le chanteur tourne autour de son micro comme un damné, les yeux fermés, la gorge grande déployée. Cette tension, les nerfs à vifs, si présente sur les disques est encore plus palpable sur scène. Les compos toutes nouvelles encore inconnues de l'assistance ne calment aucune ardeur tellement c'est chaud et bon. Le chanteur n'en fait pas des tonnes, comme le reste du groupe. On les sent tous à fond dans ces ambiances surtendues et lyriques. Chacun bouge nerveusement sur soi. La fin du dernier morceau verra un des deux guitaristes jetés son instrument et quitté la scène subitement comme si toute la tension provoquée par la musique lui était devenue subitement insupportable. Un concert court mais foudroyant. Heureusement, le public, en grande forme et loin d'être rassasié, les fera revenir à grands cris. En plus, ils reviennent pour jouer, entre autres, mon morceau préféré de leur répertoire, "a red wound picture", sur leur split 45 avec This Machine Kills. Aaaaaargh! La tuerie! C'est trop bon, on voudrait qu'ils restent encore mais après tout, c'est sûrement la durée idéale pour ce genre de musique qui vous liquéfie jusqu'au bout des doigts de pieds! Plus qu'à sombrer jusqu'à la fin de la nuit! (pour lire
le compte-rendu de la tournée européenne : |
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| La
planchette japonaise. 12 jours après Envy, le Japon encore à
l'honneur avec Melt-Banana. Leur 3ème venue en terre rennaise et
le bouche à oreille fonctionnant à merveille, c'est la foule
des grands soirs. Au passage, on se dit que notre perspicacité K-Fuelienne
a fini par payer. Que le temps de la première fois au public parsemé
est bien loin. Et qu'on fini par être récompensé de
nos efforts pour faire découvrir un groupe (vive l'auto-congratulation!). |
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| © Arno Guillou | seul derrière ce projet d'Hideous Wheel Invention. Mais pour l'occasion de ce tout premier concert (même à Londres, il avait refusé de jouer, la nique aux Londoniens waou!), il est accompagné de Ashley Davies (alias ID, Projet Dark, Chemical Plant) aux platines et Lewis Pasta (ex-Headcleaner) aux platines aussi, voir percussions et chant. | ||
Sans
oublier bien sûr que tout ce petit monde figurait dans le groupe mythique
et tribal Headbutt, programmé par nos soins aux Tontons Flingueurs
en 1997 et début d'une longue amitié! Le concert peut commencer.Strass
et paillettes, leurs chemises sont du plus bel effet. Et le son terrifique.
Ca sort la queue entre les jambes et les mains sur les oreilles! Quelques
minutes plus tard, la situation est rétablie mais il sera dit que
cette musique aux frontières de l'électronique, de l'indus,
de la noise et de l'expérimentale n'est pas bête facile à
sonoriser! Keith, uniquement au chant, l'organe toujours aussi incroyable
de force. Les rythmes bombardées sont agressifs. |
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| © Arno Guillou |
Les fréquences aiguës. Atari Teenage Riot fait pâle figure
à coté! Une musique exigeante pour les neurones, qui fait
fuir ou qui scotche mais qui ne laisse personne indifférent selon
la formule consacrée. Et pour un premier concert tous les trois ensemble
sans répétitions,cette horrible invention de la roue broie
tout sur son passage! Pour Melt-Banana, les rangs se resserrent. Avec un changement notable. |
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Dans les veines de Melt-Banana ne coule pas que du sang japonais désormais
puisque qu'un Américain blondinet s'est glissé derrière
les fûts. Qu'on se rassure. La frappe reste aussi nerveuse, précise
et très rapide. Les trois autres ne changent pas. La bassiste est
toujours plus petite que sa basse. Le masque chirurgicale est toujours solidement
accroché au visage du guitariste. Et la maîtresse de cérémonie,
Yasuko, diffuse toujours autant de charme oriental. Le fil du micro dans
la main (ah! Qu'il a de la chance ce fil...), un bras tendu en avant, la
voix haut-perchée, le phrasé en cadence, elle harangue la
foule de mots incompréhensibles mais on boit tout ce qu'elle hurle
sans sourciller. |
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| © Arno Guillou | Les titres s'enchaînent. Le guitariste joue autant avec ses multiples pédales d'effets et son mini-disc qu'avec ses six cordes. Melt-Banana, au fil du temps et après un nombre incalculable de concerts derrière eux, prend de la graine, de l'assurance et maîtrise totalement sa prestation. C'est frais et tonique. Tous les rangs sont secoués. La bombe japonaise a encore fait son effet. La prochaine fois, c'est le zénith! | ||
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